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Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou a présidé, ce lundi 25 février 2019 au Palais des Congrès de Niamey, la tenue de la  1ère Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission Climat pour la Région du Sahel  (CCRS) dont il assure la présidence. Cette rencontre a vu la participation des Chefs d’Etat du Congo, du Tchad, de la Guinée Conakry, du Burkina Faso, du Vice-président du Soudan, du Premier Ministre du Mali et des représentants du Royaume du Maroc et des autres pays membres de la Commission, mais aussi ceux des organisations internationales et régionales.

Cette rencontre, voulue et initiée par le Président Issoufou Mahamadou, était appelée à discuter de l’endossement du Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS), mais aussi du PRP, du dispositif institutionnel et de sa mise en œuvre. Elle a été précédée de la réunion des Experts et celle des Ministres qui se sont tenues respectivement les 22 et 23 février 2019. Elle sera suivie, le mardi 26 février, d’une table ronde des partenaires au développement sur le financement du plan d’investissement climat pour la région du Sahel (PIC-RS).

En procédant à l'ouverture de cette importante rencontre, le Président Issoufou Mahamadou a d’abord voulu rappeler les engagements pris par les Chefs d’Etat à Paris (COP21) et Marrakech (COP22), avant de déclarer que « nous avons décidé de sauver notre planète » des effets du dérèglement climatique.

En effet, a-t-il fait observer, face aux sécheresses récurrentes, au rétrécissement des lacs, à la dégradation des écosystèmes et à leur exacerbation, il nous faut agir. Car le changement climatique peut compromettre un des objectifs majeurs des ODD qu’est la faim zéro.

Après avoir fait ressortir les liens entre le changement climatique et le terrorisme, mais aussi avec la migration irrégulière, le Président Issoufou Mahamadou a insisté sur le fait que les pays du Sahel doivent opérer un saut quantitatif et qualitatif pour entrer dans la 3ème révolution industrielle.

Il a ensuite évoqué la contribution du Niger dans la lutte contre ce fléau, notamment son plan d’action adopté depuis plusieurs années et qui met l’accent sur l’accentuation des mesures d'adaptation. (Lire le discours)

Auparavant, plusieurs orateurs se sont succédés à la tribune dont le Président congolais et président de la Commission Climat pour le Bassin du Congo, SEM Dénis Sassou N’Guesso, qui a suggéré « d'accélérer nos réponses aux dérèglements climatiques », se réjouissant toutefois des progrès accomplis. Il a, en outre, appelé à la mutualisation des efforts et des moyens des deux Commissions pour créer les conditions nécessaires à la lutte contre le phénomène.

La cérémonie d’ouverture a également suivi un message des jeunes volontaires pour l'environnement, celui du Ministre d’État français, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, M. François Rugy, qui a annoncé le soutien de son pays aux initiatives de la Commission, celui du Représentant de la BAD en tant que chef de file des PTF, mais aussi celui du Roi Mohamed IV, lu par son Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, M. Bourita Nasser.

Selon ce dernier et parce que le Sahel est un trait d'union entre le Sud et le Nord, il y a nécessité d’aider cette région dans sa quête permanente du bien-être de ses populations parmi laquelle la lutte contre les effets du changement climatique, annonçant l'engagement de son pays à financer les études de faisabilité du Plan d'investissement climat pour la Région du Sahel.

La réunion a pris fin le même jour et a été sanctionnée par un communiqué final.

 

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